samedi 20 juin 2009

GOUNOD - Extraits de Faust / Inghelbrecht



Pour fêter les 150 ans de Faust (créé en 1859) et l'anniversaire de Gounod (né le 17 juin 1818), voici un disque d'extraits de son opéra enregistrés par Désiré-Emile Inghelbrecht :

Charles GOUNOD
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Extraits de Faust

(1) Prélude de l'acte I
(2) Scène de la prison (acte V)
(3) Valse et Choeur (acte II)

Orchestre du Théâtre des Champs-Elysées

Choeurs Marcel Briclot (3)
Monique Linval (Marguerite), Jean Michel (Faust), Bernard Demigny (Méphistophélès) (3)

(4) Musique de ballet

London Philharmonic Orchestra

direction Désiré-Emile Inghelbrecht

Enregistré à Paris en 1954 (1-3) et en octobre 1956 (4)

Editions originales :
(1-3) 33t Ducretet-Thomson 270 C 065 [25 cm, + extr. de Carmen] publié en 1955
(4) 33t Ducretet-Thomson 260 C 085 [25 cm, + (1-3)] publié en 1957

Source de ce transfert : 33t Schallplattengilde Gutenberg GLM 824 (25 cm), édition autrichienne reprenant strictement le contenu du disque Ducretet-Thomson 260 C 085

Liens :
FLAC = http://rapidshare.com/files/246436473/Gounod_FaustExtr_Inghel_flac.rar
MP3 mono = http://rapidshare.com/files/246436475/Gounod_FaustExtr_Inghel_mp3.rar

L'enregistrement du ballet par les musiciens du London Philharmonic a été réalisé à Paris au cours d'une escale de l'orchestre rentrant de sa tournée tournée en URSS de septembre 1956. Inghelbrecht a d'ailleurs gravé avec eux plusieurs disques à cette occasion :
– ce ballet de Faust (33t Ducretet-Thomson 260 C 085)
– un programme Berlioz (33t Ducretet-Thomson 255 C 044, réédité en CD par Testament, SBT 1265)
– la Symphonie espagnole de Lalo avec Devy Erlih, et la Rapsodie norvégienne (33t Ducretet-Thomson 320 C 124)

On garde de D.-E. Inghelbrecht le souvenir d'un chef plutôt éloigné des scènes lyriques, mais c'est oublier qu'il a eu une activité importante en fosse à l'Opéra-Comique, à l'Opéra d'Alger et pour les Ballets Suédois (sans oublier l'éphémère première saison du Théâtre des Champs-Elysées) avant de prendre la direction musicale de l'Orchestre National. Son père, altiste dans l'Orchestre de l'Opéra de Paris, a tout fait pour lui inculquer la passion de la « Grande Maison » :

« Toute sa vie, mon père donna autour de lui l'exemple d'une rare probité professionnelle. Une fois en place à l'Opéra, il ne devait jamais être atteint par le fonctionnarisme. A ses yeux, l'Opéra était le but suprême auquel devait aspirer tout musicien sérieux. De même qu'il avait ambitionné pour lui cet apogée, il avait désiré — lorsque j'étais enfant — que je m'en tinsse à poursuivre mes études de violon pour entrer un jour moi-même à l'Opéra et, suprême espérance, y devenir peut-être plus tard violon-solo ! Pendant longtemps, nos idéals devaient se heurter à ce sujet, car je redoutais au contraire la quiétude d'un emploi subalterne assuré. »
(D.-E. Inghelbrecht, Mouvement contraire – souvenirs d'un musicien,
Ed. Domat, Paris, 1947)

Il est donc très vite initié, enfant, aux mystères de la « Grande Maison », à son fonctionnement et à ses coutumes. Adolescent, il est admis à faire partie de la musique de scène, puis quelques années plus tard à remplacer dans l'orchestre, avant de sortir du rang et d'entamer sa carrière de chef. Il évoque dans ses mémoires quelques souvenirs sur les représentations de Faust, immensément populaire à l'époque, au point d'être devenu une scie pour les musiciens :

« Lorsqu'il m'arrivait de revenir dans la chère maison, j'y retrouvais mes anciens camarades demeurés derrière leur pupitre. C'est ainsi qu'un soir, ayant à parler à mon ami Philippe Gaubert devenu premier chef, j'entrais un instant dans l'orchestre attendre la fin d'un acte de Faust. Je m'étais assis auprès d'un trompettiste contemporain de mon père et comme l'on parlait dans les journaux de la célébration prochaine de la 1.500e représentation de l'opéra de Gounod, je demandais à mon voisin si je ne me trompais pas en me souvenant d'avoir assisté à la cinq-centième. Alors le brave homme me répondit : "Mais si ! C'était bien la cinq-centième et je te revois encore, enfant, assis auprès de moi comme ce soir. Tu as évolué depuis ce temps-là et tu nous as laissés ici où nous sommes payés de jouer encore mille fois la Marche des Soldats. Et ce n'est pas fini ! Alors tu peux comprendre que nous n'y trouvons plus le même attrait qu'aujourd'hui !" »
(D.-E. Inghelbrecht, Ibidem)

500e, 1500e et enfin 2000e de Faust décrite longuement avec ironie dans le même livre que je vous invite à consulter.

5 commentaires:

La Danse de Puck a dit…

I don't speak French well. But I was about to post at Melomaniacos.com a Testament CD of Inghelbrecht conducting RAVEL. If you would care to see.... I have the set by Disques Montaigne of all the Debussy works. Your quote is very like some found in the booklet notes of the Montaigne Edition."Comment on ne doit pas interpréter Pelléas" by D.-E. Inghelbrecht is included in the old booklet. "Dès les premières mesures de la partition, le mystère nous enveloppe et le problème se pose. Je me souviendrai toute ma vie de la première fois où j'entendis ce début.... Pour un musicien, je crois que cela n'a pas de prix"

Dodorock a dit…

Génial. Merci!

Dodorock a dit…

Bonjour, comme je ne vous entends plus je suis inquiet. Suis-je devenu tout à fait sourd ou c'est la nouvelle loi qui vous fait passer aux oubliettes? Merci pour votre effort, je ne pense pas que ceux qui sont au ciel vous en veulent.

Portez-vous bien et continuez à publier des discographies si vous pouvez et en avez le temps.

lemur1971@gmail.com

sexy a dit…

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Anon Inkogni a dit…

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